À l’approche de la Coupe du Monde 2026, l’état de santé de Nayef Aguerd est devenu le sujet majeur de préoccupation pour les supporters des Lions de l’Atlas. Le défenseur central de l‘Olympique de Marseille a officiellement été autorisé ce 7 mai 2026 à rejoindre le centre médical principal de l’équipe nationale du Maroc situé au sein du Complexe Mohammed VI de football ( anciennement Centre Maamora à Salè) pour finaliser sa rééducation.
Nature et chronologie de la blessure
La saison 2025-2026 d’Aguerd a été lourdement impactée par une pubalgie persistante. Après avoir tenté des traitements conservateurs pour continuer à jouer, notamment lors de la CAN 2025 en janvier dernier, la douleur est devenue insupportable.
- 12 mars 2026 : Aguerd subit une intervention chirurgicale pour traiter sa pubalgie et une hernie.
- Mi-avril 2026 : Alors qu’un retour progressif était espéré, des complications surviennent. Le diagnostic révèle une inflammation osseuse sévère au niveau du pubis, initialement rapportée par certains médias comme une fissure, voire une fracture de fatigue due à l’accumulation des efforts.
- 7 mai 2026 : L’OM officialise son forfait pour le reste de la saison de Ligue 1. Le club autorise son départ au Maroc pour une prise en charge directe par le staff médical de Mohammed Ouahbi .
Chances de participation au Mondial 2026
À environ 35 jours du coup d’envoi de la compétition (prévue du 11 juin au 19 juillet 2026), la participation d’Aguerd est une véritable course contre la montre.
- Le scénario optimiste : Le protocole de rééducation accéléré au Maroc vise à lui permettre de reprendre l’entraînement collectif début juin. S’il ne souffre d’aucune rechute, il pourrait intégrer la liste finale, quitte à manquer le premier match pour parfaire sa condition physique.
- Le scénario pessimiste : L’absence totale de rythme de compétition (son dernier match remontant au 4 mars) et la fragilité de la zone pubienne constituent des risques majeurs. Une inflammation persistante pourrait contraindre le staff à ne pas prendre de risque avec un cadre défensif diminué.
Le staff médical marocain, qui a déjà géré avec succès des cas similaires par le passé, mise sur les infrastructures de pointe du Complexe Mohammed VI pour optimiser ses chances. Pour l’heure la FRMF n’a pas fait de communiqué officiel. Mais ce coup dur oblige déjà Mohamed Ouahbi à envisager un plan B, d’autant que le secteur défensif des Lions de l’Atlas traverse une période délicate.







